Chianti : pour boire, manger pis relaxer
Chianti, c’est une région rurale en Toscane. Si le nom vous dit quelque chose, c’est probablement à cause du célèbre vin Chianti (ça se prononce « kianti »), fait à base du cépage sangiovese. Vous l’aurez deviné : on est venus ici pour boire… et se reposer.
Comment s’y rendre ?
Facile de s’y rendre en train, mais comme on est en pleine campagne, se déplacer une fois sur place, c’est une autre paire de manches. Ma suggestion : louez une voiture. C’est vraiment abordable. Nous, on a loué une familiale pour environ 39 € par jour, assurance incluse.
Attention : en Italie, un permis de conduire international est obligatoire. Et non, ce n’est pas un truc que tu peux commander sur n’importe quel site louche. Le seul endroit légit pour l’obtenir, c’est chez CAA. Va à un point de service, amène ton permis de conduire, une photo passeport et une trentaine de piasses. En 15 minutes, c’est réglé.

Quand vous louez la voiture, on vous offrira plein d’assurances en extra. Perso, j’en prends jamais… sauf en Italie. Les routes sont étroites, sinueuses, et les gens conduisent comme si c’était le Grand Prix de Monza. Bref, comme on dit en anglais : pray for the best, expect the worst.
Où dormir ?
Si vous voyagez en famille, Airbnb (ou équivalents) sont une super option. Même prix qu’un hôtel, mais avec une cuisine. Et cuisiner avec des produits locaux (magnifiques dans cette région), c’est non seulement une expérience, mais aussi une économie. En plus, hors saison, les prix fondent comme mozzarella sur une pizza napolitaine.
Nous, on a logé au Castello di Orgiale, un château de 900 ans. Bucolique à souhait. Un gros merci à Rosita, la responsable, pour ses bons conseils, la dégustation de vin au vignoble d’à côté et les réservations au resto du village.




Notre pied-à-terre se trouvait dans Castelnuovo Berardenga, un village tranquille où le vin et l’huile d’olive sont littéralement au menu. En plus, c’est une région super « vélo friendly » — donc si explorer en 10 vitesses, c’est ton trip, tu vas être servi.
Quoi boire ?
Commence par du Chianti, évidemment. Mais la Toscane (et l’Italie en général) est aussi reconnue pour le prosecco, le champagne des Italiens. Abordable, festif et passe-partout : en apéro, pendant le repas, avec un tiramisu ou même en mimosa le lendemain matin. Bref, c’est bon — alors bois-en !
On a visité le vignoble Fèlsina, dans notre village. Pour une vingtaine d’euros par personne, tu peux déguster entre 4 et 8 vins différents. Et pour quelques euros de plus, tu peux aussi goûter à leurs huiles d’olive.





Petit rappel : à l’aéroport, la limite est de deux bouteilles de 750 ml d’alcool par personne. Pour l’huile d’olive ? Jusqu’à 50 litres (!). J’aimerais bien voir la surcharge pour ça sur un vol avec Ryanair…
Les spécialités locales
Le bistecca alla fiorentina (un T-bone grillé avec légumes) est servi un peu partout. Mais à 50 €, c’est peut-être pas pour tous les budgets.
Moi, j’ai opté pour une autre spécialité : le cinghiale, un ragoût de sanglier bien tomaté. Servi sur des pâtes ou tout seul, c’est le paradis pour les fans de viande braisée.

Besoin d’un peu d’urbain ?
Après quelques jours de campagne, si vous êtes rendus saturés de beauté naturelle (ça se peut), prenez la direction de Sienne. Moins grosse, plus relaxe que Rome, mais avec autant de bouffe, de culture et de bâtiments qui datent de Mathusalem.
En résumé
Si vous faites le tour de l’Italie, je vous suggère de terminer votre périple en Toscane. C’est le parfait endroit pour décrocher, faire le plein de beauté, de bouffe, et revenir à la maison la tête pleine… et les valises pleines de vin.
